Quelles sont les différences entre tous les « psy » ?

En plus de l’aide et du soutien de nos proches, on ressent parfois l’envie d’aller rencontrer un professionnel. Mais avec tous ces « psy », lequel consulter ?
Car même si d’apparence ils partagent certaines caractéristiques, ces professionnels de la santé sont différents tant par leur formation que par leur pratique.

On distingue :

 

Le PSYchiatre. Le psychiatre est un médecin qui a reçu un enseignement de 4 ans en psychiatrie, il est donc spécialisé dans les troubles mentaux graves nécessitant la plupart du temps une prise en charge médicamenteuse. De par son titre, il est habilité à prescrire des médicaments et utilise des techniques d’entretien pour travailler avec ses patients.
En France, être psychiatre est un titre protégé et ce professionnel doit être membre de l’Ordre des médecins.

Le PSYchologue. Le psychologue (clinicien) reçoit une formation qui est centrée sur la compréhension du comportement humain. Il intervient lorsque vous êtes dépassé par vos difficultés personnelles ou professionnelles et/ou qu’un symptôme psychosomatique vous handicape au quotidien. Il peut alors vous proposer une psychothérapie ou une thérapie de soutien  afin de vous aider à surmonter une période difficile ou une difficulté particulière. En outre, le psychologue est le seul professionnel de la santé à avoir le droit et la compétence requise pour faire passer des tests projectifs et/ou des bilans psychologiques (évaluer les aptitudes intellectuelles ou des caractéristiques de la personnalité par exemple).
Le psychologue est un professionnel qui a suivi des études supérieures à l’université (5 ans) et qui, au cours de sa formation, a effectué de nombreux stages en institution. Cette formation complète lui garantit une connaissance et un savoir pointu dans son domaine.
L’usage du titre de psychologue est protégé, sa formation est donc reconnue par l’Etat (ADELI).

Le PSYchothérapeute. Le psychothérapeute propose diverses psychothérapies, selon sa formation. L’usage du titre de psychothérapeute est réglementé depuis 2010. Auparavant, certains psychothérapeutes exerçaient sous ce titre, sans formation, au risque d’aggraver l’état psychologique du patient. Ce titre est désormais utilisé par les psychologues cliniciens, les psychiatres et par les psychothérapeutes ayant reçu un enseignement dans une école privée.
En France, tous les psychothérapeutes doivent s’inscrire dans le répertoire ADELI pour être référencés et garantir le sérieux de leur formation. Cette sécurité vous permet de vérifier sur internet (grâce au numéro ADELI) si votre psychothérapeute a un diplôme reconnu par l’Etat.

Le PSYchanalyste. Inventée par Freud, la psychanalyse propose une analyse qui vise à l’exploration de la vie psychique consciente et inconsciente des patients. Cette cure se fait en profondeur par le biais d’entretiens non directifs et peut donc s’installer dans la durée.
En France, même si les psychanalystes sont souvent des psychiatres ou des psychologues, le titre n’est pas réglementé. Ainsi, si votre psychanalyste n’est ni psychologue ni psychiatre, assurez-vous qu’il ait bien reçu une formation adéquate.

Le PSYchopraticien. Le psychopraticien est un thérapeute qui n’a pas de diplôme reconnu par l’Etat. Ce titre n’est ni protégé ni contrôlé. Ainsi, vous n’êtes pas assuré que ce thérapeute ait reçu une formation sérieuse.

psyL’épanouissement personnel et la quête d’un mieux-être est très actuel dans notre société, ce qui fait émerger de multiples formes de « psychothérapies » et de « thérapeutes ». Il est donc nécessaire de se renseigner et de s’assurer que le professionnel en question possède un diplôme reconnu par l’Etat. Grâce au numéro ADELI, vous pouvez vérifier si un professionnel de la santé a reçu une formation adéquate et s’il respecte des règles éthiques .

2 commentaires

  1. C’est vrai que quand on commence on ne sait pas vraiment à quel psy s’adresser. Toutefois, trouver le bon peut nécessiter plusieurs essais. J’ai souvenir d’avoir rencontré une freudienne devant laquelle je n’ai pu dire. Nous avons passé 30 minutes dans un silence profond et gênant. Je reste persuadée que cela aurait pu concenir à une autre que moi, mais qu’à cet instant ce n’est pas ce que j’avais envie de vivre.

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