Harcèlement scolaire: l’identifier et le prendre en charge

D’après les statistiques, environ 10% des élèves subiraient du harcèlement de la part de leurs camardes au sein des établissements scolaires et/ou sur les réseaux sociaux (cyber-harcèlement). Loin d’être un phénomène isolé dans les pays où la scolarité est obligatoire, on encourage les élèves à briser le silence, à dénoncer les faits et à solliciter les adultes qui ont le pouvoir d’agir et de les protéger. Mais cela est loin d’être aussi simple…

LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Le harcèlement scolaire, c’est quoi ?

Le harcèlement est un ensemble de violences répétées et qui durent sur un élève au sein de l’établissement scolaire (ou sur internet) de la part d’un ou plusieurs camarades. Il s’agit d’une relation dissymétrique dans laquelle sont présents un ou des dominant(s) et un dominé, le harceleur ayant envie de nuire/blesser le harcelé.

Cet harcèlement peut prendre plusieurs formes. Il peut s’agir de violences psychologiques, de violences physiques, de violences verbales, etc… :

  • Harcèlement direct: Insultes, bousculades, pincements, coups, racket, intimidations, menaces, dégradations matérielles, humiliations, moqueries …
  • Harcèlement indirect: propager des rumeurs, isolement la victime de ses pairs…
  • Cyber harcèlement: partage de photos dégradantes, usurpation d’identité, diffamation, SMS injurieux…

Pourquoi on harcèle ?

Comme tout individu, l’enfant va se construire et se sociabiliser dans un premier temps aux côtés de ses parents. Puis vers 7/8 ans, l’enfant s’éloigne progressivement pour intégrer des groupes de pairs. Ensemble, ils partageront des passions communes, auront des valeurs et des intérêts communs. Il s’agit là de mettre en place des codes et des rituels qui faciliteront la cohésion du groupe. L’identité individuelle étant encore fragile à cet âge là, la moindre différence avec les autres membres peut être jugée comme menaçante pour l’intégrité du groupe. Alors, si quelqu’un affiche une trop grande différence, il sera exclu car il perturbe la cohésion du groupe, il perturbe l’identité groupale. Le harcèlement s’installe à partir du moment où un des membres du groupe se sent menacé (mal à l’aise) par la différence de l’autre. L’autre lui renvoie quelque chose qu’il ne veut pas voir chez lui (une faille, une différence) et cette prise de conscience est intolérable. Harceleur et harcelé ont donc un point commun, celui de se sentir différent.

Les différences dans un groupe d’élèves peuvent être:

  • Relatives quand elles dépendent du contexte: élève qui arrive en cours d’année, élève désigné « intello » dans une classe dissipée, établissement scolaire défaillant, etc…
  • Absolues quand il s’agit de différences physiques (poids, couleur de peau, couleur de cheveux, taille, boutons,…) ou de personnalité (trait autistique, précocité, TDAH, déficience, trouble psychotique, comportements inadaptés ou difficultés relationnelles…).

Il peut s’agir par exemple d’un jeune qui s’affirme en tant qu’homosexuel et ce positionnement individuel va venir inconsciemment questionner chez les membres du groupe leur propre orientation sexuelle. Cela peut venir ébranler les certitudes de certains, les perturber et menacer leur identité encore fragile. A la suite de ces questionnements délicats et troublants, certains jeunes n’auront pas la maturité pour y faire face et cela les déstabilisera. Afin de se protéger de ce qui les angoisse, le groupe aura recourt à l’exclusion d’un de ces membres dans le but de retrouver un sentiment de sécurité interne.

D’autres harcèlent pour se soulager d’une frustration, d’une contrariété. Sans aucun remord ou culpabilité, ces harceleurs se défoulent sur les autres. Il s’agit ici de personnalités avec des aménagements pervers.

D’autres encore harcèlent dans le but d’obtenir quelque chose de la victime. C’est le cas dans les situation de racket par exemple.

Fonctionnement du harcèlement

La plupart du temps, le harcèlement a lieu loin du regard des adultes: dans les toilettes de l’école, dans le bus, à la cafétéria, dans une foule d’élèves lors d’une récréation ou encore au domicile (cyber-harcèlement).

D’ailleurs, lors du harcèlement, nous remarquons trois acteurs: le harceleur, la victime et les spectateurs.
Une fois une différence (relative ou absolue) remarquée au sein du groupe d’élèves, la victime est prise pour cible par le ou les harceleurs et entrera dans un état de sidération. « Pourquoi suis-je rejeté du groupe alors qu’avant, on était copain ? ».
Cet état de sidération psychique ne lui permettra pas de comprendre ce qu’il se passe ni de se défendre correctement. La victime sera la plupart du temps incapable de répondre avec répartie pour se protéger, de lui renvoyer sa responsabilité « je n’y suis pour rien » ou de laisser couler pour que l’agresseur se calme. Car pour se faire, il faut que la victime prenne du recul et comprenne que l’intimidateur cherche à se défouler sur quelqu’un pour évacuer une frustration ou une angoisse (suscitée par la différence, une peur, une faille). Pour parvenir à se défendre, il faut également que la victime soit convaincue qu’elle a droit au respect. Or, à l’âge où enfants et adolescents se construisent identitairement, ils sont fragiles. Ils sont peu sur d’eux et sont désireux d’être acceptés par les autres. Etre rejeté de son groupe d’appartenance est très violent.

A cette étape, la notion de « bouc émissaire » apparaît et l’agresseur va fédérer les autres membres du groupe (les spectateurs) à sa cause. Ensemble, ils vont s’allier afin d’exclure la victime du groupe. On note tout de même que certains spectateurs rejoignent le harceleur par peur d’être eux-même rejetés et exclus par la suite (menace implicite). De cette façon, ils s’assurent la protection du groupe. D’autres en revanche y voient une occasion de se défouler de leurs frustrations et d’évacuer leurs pulsions agressives sur la victime. Ainsi, les élèves spectateurs, par leur action agressive ou inaction, sont instrumentalisés par l’agresseur afin de faire durer le harcèlement.

Au sein de ce groupe, une ambiance de crainte et de pression maintient chaque membre dans le secret et aucun d’eux n’osera solliciter un adulte pour sortir de cette situation.

Pour l’élève victime de harcèlement, briser la loi du silence est loin d’être évident. L’enfant/l’adolescent ressent d’abord un sentiment de honte (honte d’être différent des autres, honte de subir de la violence, aura peur de faire honte à sa famille) et voudra s’en sortir seul.
Il n’osera pas toujours en parler à ses parents de peur de les inquiéter davantage (si ceux-ci sont submergés de problèmes personnels / s’il ne les sent pas assez solide pour résister au choc de l’annonce) ou si la famille partage comme valeur commune « on peut compter que par soi même ».

De plus, solliciter les adultes, c’est prendre le risque que la situation s’envenime.

L’impact du harcèlement sur les victimes

  • L’élève arrive en retard en cours car il rallonge son trajet pour éviter ses harceleurs.
  • Prétend oublier ses affaires scolaires alors que celles-ci ont été détruites ou volées par les harceleurs.
  • Problèmes de concentration qui entraînent une chute des résultats scolaires.
  • Intérêt grandissant pour les jeux vidéos pour fuir la réalité.
  • Sentiment de stress et grande anxiété qui favorise l’apparition de troubles psychosomatiques: maux de ventre / de tête, malaise, diarrhée, nausée,… A terme, cela peut déboucher sur une déscolarisation.
  • Traits dépressifs: trouble de l’appétit et du sommeil, changement d’humeur et irritabilité pouvant entraîner une dépression.
  • Le cyber-harcèlement se poursuit même quand l’élève est hors de l’enceinte de l’établissement. Arrivé chez ses parents, l’enfant sera persécuté sur internet lui ôtant tout sas de décompression. Il aura ainsi le sentiment d’être en sécurité nul part. Épuisé et à bout, il sera encore plus vulnérable.
  • Etre rejeté par son groupe d’appartenance entraîne une baisse de l’estime de soi et de confiance en soi. Sans capacité à se défendre correctement (sidération), la victime verra le harcèlement durer et se répéter. Progressivement, elle se convaincra qu’elle est bien différente des autres membres et qu’elle est donc responsable de cet acharnement. Isolée, murée dans la loi du silence et prise au piège dans un cercle vicieux, la victime peut penser au suicide et passer à l’acte.
  • Une fois adulte, une peut remarquer des difficultés d’intégration sociale dans sa vie professionnelle, amicale, sentimentale, personnelle.

A lire aussi: La phobie scolaire / Aider un ami suicidaire


LA MÉTHODE PIKAS ET LA PRÉOCCUPATION PARTAGÉE

Cette méthode suédoise a été développée par le professeur de psychologie Anatol Pikas dans les années 70 et réduirait le harcèlement scolaire dans 75 à 80% des cas. Ce type d’intervention semble être l’une des plus efficaces en matière de gestion et résolution du harcèlement scolaire. Après avoir fait ses preuves en Australie, Canada, Royaumes-Unis et Finlande, de plus en plus de professionnels de l’éducation nationale se forment à la méthode de la préoccupation partagée.

La méthode:

Pikas part du principe que le harcèlement est un phénomène groupal qui, en instaurant un climat de peur et de pression sur chacun de ses membres, maintient le harcèlement sur la personne victime. En proposant des entretiens individuels aux agresseurs et en les faisant réfléchir sur les solutions à apporter à la victime, Pikas brise l’unité du groupe et fait émerger la notion de préoccupation partagée afin de protéger l’élève harcelé.

Dans les faits, lorsqu’un professionnel de l’éducation nationale a connaissance d’un cas de harcèlement au sein de l’établissement, il intervient en proposant aux auteurs de violences une série d’entretiens individuels. L’approche de l’intervenant se veut bienveillante et empathique vis-à-vis de l’élève victime et ce dernier prend soin de ne pas punir ou culpabiliser les harceleurs.

L’objectif de ces rencontres est de réduire l’effet « groupe » en ré-individualisant chacun de ses membres, en leurs permettant de penser à la situation de l’élève victime par eux même sans être influencé.

Progressivement, l’intervenant sollicite les intimidateurs en leur demandant de trouver des solutions pour aider la personne harcelée. Ainsi, les élèves concernés deviennent acteurs dans la résolution du problème qu’ils ont créé. De harceleurs, ils deviennent réparateurs.

Cette série d’entretiens prendra fin lorsque le harcèlement aura totalement cessé et que la victime se sente mieux. Si le groupe résiste aux demande de l’intervenant, celui-ci sollicitera son supérieur pour des sanctions.

Les étapes:

L’intervenant reçoit un par un les membres du groupe qui ont pris part au harcèlement et remet de l’empathie vis-à-vis de l’élève concerné et une ré-individualisation. « Je ne sais pas si tu as remarqué mais je trouve que Théo ne va pas bien en ce moment. Ça m’inquiète ». Une fois que l’agresseur reconnait qu’effectivement son camarade Théo va mal, l’intervenant lui demande comment il pourrait faire pour l’aider à se sentir mieux. Au fur et à mesure des entretiens, des solutions concrètes émergent et elles mettent fin à la situation de harcèlement. Il s’agit de mettre en place une préoccupation partagée où chacun des membres du groupe se montre vigilant avec l’élève en difficulté.

Dès qu’un cas de harcèlement est connu et que les intimidateurs ont été plusieurs fois reçus par les intervenants de la méthode Pikas, l’élève victime est rencontré à son tour. Il s’agit ici de lui proposer un espace pour évoquer son mal-être, aborder la situation difficile dans laquelle il se trouve actuellement et les solutions imaginées par les intimidateurs lors de leur série d’entretiens individuels.

Par la suite, l’intervenant s’assure que les solutions proposées par les membres du groupe sont appliquées et demande à l’élève victime si la situation s’est améliorée.

La dernière étape de cette méthode n’est pas obligatoire mais elle consiste à réunir intimidateurs et victime dans le but de montrer que la situation de harcèlement a cessé. Si l’élève harcelé refuse ou si l’intervenant juge que cela pourrait réanimer le phénomène, cet entretien n’a pas lieu. L’objectif de la méthode et de l’intervenant étant que le harcèlement prenne fin.

D’autres dispositifs…

Comme on a pu le voir, la méthode Pikas peut se montrer très efficace dans les cas de harcèlement scolaire. Mais ce n’est pas la seule ! D’autres dispositifs ont pu être expérimenté et notamment celui du psychologue Eric Verdier avec ses « élèves sentinelles« .

Il s’agit ici de constituer des groupes d’élèves qui puissent repérer précocement des cas de harcèlement, d’isolement et de l’exclusion d’un camarade avant que la situation s’installe durablement. Les groupes sentinelles auront pour mission d’accompagner les victimes de harcèlement et de mener des actions de sensibilisation à destination des élèves « spectateurs ». Les agresseurs, quant à eux, seront sanctionnés par des adultes référents.

Attention tout de même à ne pas « uniquement » sanctionner le harceleur sans lui proposer un espace de réflexion. Cette punition va fortement impacter sa confiance en lui et peut renforcer une idée de vengeance afin de restaurer son estime.

PRISE EN CHARGE

Comme nous avons pu le constater précédemment, il se passe quelque-chose dans la relation entre le harceleur et la victime.

La place de l’harceleur

Nous l’avons compris plus haut, l’agresseur peut se sentir déstabilisé par la différence d’un camarade et cela le rendra mal à l’aise. Face à cette angoisse et avec le soutien des spectateurs, il cherchera à l’exclure du groupe ou de l’établissement scolaire. Le harceleur peut tout aussi bien chercher à obtenir quelque-chose de l’autre, que se soit matériel (racket) ou immatériel (une reconnaissance sociale ou un défouloir).

Face à ce constat, une prise en charge psychologique peut être proposée aux jeunes auteurs de violences afin de travailler sur eux. Avec un accompagnement psychologique adapté, l’agresseur prendra conscience de ce qu’il se passe entre lui et sa victime. Il travaillera sur la notion d’empathie, sur la gestion de ses émotions et de sa frustration, sur la place qu’il occupe dans le groupe, sur ce qui motive ses agissements violents (faille, angoisse, traumatisme) et l’acceptation de la différence envers ses pairs. Le thérapeute ira également explorer le climat familial afin de savoir si ce jeune auteur est témoin de violence ou s’il en subit, ce qu’il pourrait reproduire sur ses pairs ou encore s’il a la possibilité de s’affirmer chez lui autrement que par la force. Faire parti d’un groupe de pairs permet d’expérimenter les relations d’entraide, de rivalité, de confrontation ou encore de conflit. Mais cela ne doit pas passer par un rapport de force dominant/dominé.

Il est également important de souligner qu’un harceleur est potentiellement un ancien harcelé. Cette nouvelle place lui permettrai de se protéger d’un potentiel nouvel harcèlement dont il serait la victime. Ainsi, en occupant une place menaçante et en maintenant un climat de peur autour de lui, il se rend intouchable et se défend par anticipation.

A ne pas oublier donc que l’agresseur peut être également en souffrance.

La place de la victime

Le harcèlement scolaire peut donc avoir un impact considérable sur la vie de l’élève agressé, même une fois adulte. Les différentes violences subies peuvent nuire à l’estime qu’il se porte, la confiance qu’il place en lui. La peur, la honte et son sentiment de responsabilité peuvent conduire à un isolement, à des troubles psychosomatiques voire à une dépression, à une déscolarisation ainsi qu’à des actes d’auto-agression (scarifications, idées suicidaires).

Face à ce constat, il est conseillé d’offrir un espace de parole aux jeunes victimes afin qu’ils puissent se reconstruire identitairement.

Lors des entretiens cliniques, thérapeute et patient vont mettre du sens sur ce qu’il s’est passé, vont apporter de la compréhension et une pensée critique. Cette mise en mot va permettre de prendre du recul pour envisager des moyens de se défendre et de se protéger des agressions. En parallèle, le psychologue et l’enfant/adolescent vont travailler sur la déresponsabilisation, sur la restauration de l’estime de soi et la confiance, la résolution d’un problème, l’acquisition d’une communication efficace et non violente.

Pour des jeunes pouvant être en décalage avec leurs pairs, en difficulté relationnelle (autiste, TDAH, déficience, etc…), il est également possible de travailler sur les habilités sociales et mieux maîtriser les codes sociaux afin de faciliter leur intégration dans les groupes.

Que vous soyez enfant ou adolescent, victime ou agresseur, parent ou professionnel, je vous invite à visiter le site NON AU HARCÈLEMENT ou appelez le 3020 ! Des solutions seront proposées !

Voici également un site réalisé par une victime de harcèlement: https://www.harcelement.online/infos/

37 commentaires

    • Line Mourey

      Je te remercie pour ton retour ! Disons que mon article apporte du sens au harcèlement mais pour agir concrètement, je renvoie sur d’autres sites 😉
      J’espère aussi qu’il sera utile pour beaucoup de jeunes !

  1. L’article qui tombe à pic dans ma réflexion du jour où en tant que parent et professionnelle de la rééducation, je ne trouve pas de réponse puisque cela a lieu a l’école même. Je découvre les méthodes qui me semblent très intéressantes et à partager massivement dans les écoles. Casser la dynamique du groupe quand elle est aussi néfaste est essentiel. Merci !

    • Line Mourey

      C’est tout à fait ça: casser la dynamique du groupe et remettre de l’empathie. Les sensibilisations sont essentielles notamment pour les « spectateurs » qui sans en avoir conscience, sont aussi acteurs du problème. Les groupes sentinelles et la méthode PIKAS peuvent être très utiles !

  2. « Sentiment de stress et grand anxiété qui favorise l’apparition de troubles psychosomatiques: maux de ventre / de tête, malaise, diarrhée, nausée,… A terme, cela peut déboucher sur une déscolarisation.
    Traits dépressifs: trouble de l’appétit et du sommeil, changement d’humeur et irritabilité pouvant entraîner une dépression. » J’ai bien aimée ces deux passages, ma fille les as vécus en primaire et cela a entraîné une déscolarisation. J’aime beaucoup ton article.

    A bientôt

    • Line Mourey

      Malheureusement, le harcèlement touche principalement le primaire et le collège.
      Il est bien difficile quand on est si jeune de se défendre et de briser le silence.

      Je suppose que la déscolarisation de ta fille a entraîné des RDV avec le médecin scolaire et une mise en place d’un accompagnement thérapeutique ?
      Comment va-t-elle aujourd’hui ?

  3. C’est tellement triste de se reconnaitre dans cet article. Mon fils a été harcelé et l’ecole semble prendre cette situation très à la légère. Même si dans les faits le harcèlement a cessé mon fils n’a pas retrouvé sa légèreté…

    • Line Mourey

      Malheureusement, certains professionnels de l’éducation nationale ne sont pas formés/sensibilisés à la problématique du harcèlement scolaire…
      J’ai même entendu certains CPE me dire que « tout va bien, le jeune rigolait avec ses copains. Il n’y a pas/plus de harcèlement puisqu’il rigole. C’est des blagues, des chamailleries ». Hélas, pas toujours… Ce n’est pas parce que le jeune rit que tout va bien. 🙁

  4. Coucou !
    Il doit être bien difficile d’être ado de nos jours…le harcèlement tel qu’il soit est incompréhensible et insensé. Il ne devrait pas exister. Il est toujours difficile de faire face à ce type de problème. Espérons que tes conseils puissent aider le plus grand nombre !
    Bisous !

    • Line Mourey

      J’espère aussi que cet article pourra apporter des éléments de compréhension du phénomène, des axes de réflexion et éventuellement proposer des prises en charge adaptées pour limiter ces cas de harcèlement !

  5. Ma cadette a 9 ans, avait vécue le harcèlement en 2017 par un groupe de 3 filles. Elle n’avait plus envie d’aller à l’école, elle en pleurait. J’ai pris rendez-vous avec la maîtresse et elle a pu résoudre le problème très rapidement. Cette année, cela c’était très bien passé, ma fille est devenu très copine avec celles qui l’ont harcelé, elle souhaite les inviter à la maison. Mais moi je ne suis pas prête à les pardonner. Cela reste pour moi incompréhensible. J’ai vu le film français « ma Reum »… les actes de harcèlement sont extrêmes dans le film… On se sent impuissant ! Ton article est donc bien expliqué.

    • Line Mourey

      Une chance que votre fille ait pu trouver des parents à l’écoute et suffisamment sécurisants pour libérer sa parole ! Elle a su demander de l’aide aux adultes, c’est très courageux et vous avez parfaitement bien réagit ! Votre intervention couplée à celle de la maîtresse a du être efficace puisque les choses sont rentrées dans l’ordre cette année. Votre fille a plein de ressources et est résiliente !

      Je comprends toutes les réticences que vous devez éprouver concernant le fait d’inviter ces jeunes filles chez vous. Prenez le temps 🙂

  6. Avec le recul je me rends compte qu’à l’époque j’en étais victime
    Sauf qu’on ne parlait pas encore de ce « phénomène » affreux
    Et qu’on ne mettait pas de mots là dessus
    On me disait souvent : on ne peut pas être aimée de tout le monde, faut juste les ignorer reste dans ton coin …
    Je me dis que j’ai eu de la chance, y’a MOINS grave que mon cas (on ne m’a pas frappé par exemple)
    Mais en tout cas, c’est clair que c’est un super SERIEUX !
    Merci pour ton article!

  7. Quelle horreur que le harcèlement scolaire… je ne comprends pas que les professeurs ne prennent pas plus ce sujet au sérieux, mais j’imagine que parfois en effet c’est très difficile à déceler. En tout cas ton article est top, j’espère qu’il aidera le plus de gens possible! des bisous!

  8. Je me rappelle avoir subi du harcèlement scolaire au primaire et au collège. Dans les années 90/2000 on en parlait pas. C’était juste des querelles de gamins. Et puis ça allait passer hein … Heureusement, les réseaux sociaux n’existaient pas encore à l’époque !

    Même si on est loin d’une prise en charge au top, au moins aujourd’hui, on met un nom dessus !

    • Line Mourey

      Exactement !
      Aujourd’hui, on parvient à nommer ce phénomène, à proposer des formations pour les équipes éducatives dans le but de les aider à l’identifier et à agir dessus. Il reste du chemin à parcourir mais il y a eu une belle avancée depuis quelques années ! 🙂

  9. Je suis très heureux d’assister à une époque ou le harcèlement n’est plus ignoré. Les enfants savent ce que c’est, on leur en parle à l’école, et les adultes ne font plus comme si cela n’existait pas.
    Je pense que l’éducation nationale au travers des directeurs d’écoles, de collèges et de lycée font un bon boulot sur le harcèlement, même si ce ne sont que des balbutiements.

    • Line Mourey

      Les équipes éducatives se forment de plus en plus à ce sujet et effectivement parents comme enfants commencent eux aussi à être sensibilisés !
      Espérons que cela aide à lever la loi du silence 😉

  10. Un article intéressant. Le harcèlement est malheureusement toujours d’actualité (que ce soit à l’ecole, en milieu professionnel…) Il y a des CPE qui laissent les enfants régler leurs problèmes entre eux sans l’intervention des parents. Je sais que le personnel enseignant et les élèves sont sensibilisés au sujet. Ma fille en primaire m’a dit que la police a fait une intervention sur le harcèlement scolaire en classe. Merci pour cet article qui m’éclaire un peu plus sur le sujet.

  11. Super article ! Merci ! J’ai vécu le harcèlement scolaire dans mon enfance à l’école et il m’arrive parfois d’avoir des flash de cette période ! Quand j’y repense j’ai mal pour la petite fille que J’etais ! J’aurai aimé qu’à l’époque la société ait plus conscience de ce que peuvent vivre les élèves à l’école ! Je suis heureuse de voir que les choses commencent à bouger !

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