MAID (NETFLIX): l’avis d’une psy

Les beaux jours d’automne ont laissé place au brouillard et aux températures un peu trop fraîches pour que je m’aventure dehors trop longtemps. C’est donc le début de mon hibernation annuelle qui prendra fin à l’arrivée du printemps. En bonne professionnelle, j’ai un fait un stock conséquent de chocolat Lindt, cappucino Milka et plaid pour buller au chaud ces prochains mois. Le canapé douillet m’appelle, mon chat miaule de satisfaction…

Entre mon crochet et mes bouquins, je me balade parfois sur la célèbre plateforme de streaming, NETFLIX. Et cette dernière me recommande une minisérie de 10 épisodes: MAID.

Fuyant une relation violente, une jeune mère devient femme de ménage et se bat pour subvenir aux besoins de sa fille, dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Mouais, bof. Tout ça me rappelle un peu trop le boulot et je recherche plutôt de l’évasion. Je choisis donc de me coller devant Dynastie ! Mais face au vide abyssal de la série et au buzz de MAID, je décide malgré tout de me laisser tenter par le premier épisode… Alors, série qualitative ou non ?

RÉSUMÉ DE MAID

Subissant une relation conjugale abusive depuis plusieurs années, Alex, jeune femme sans emploi, décide de quitter en pleine nuit son compagnon alcoolique (Sean) et son mobil-home. Elle emporte dans sa fuite sa fille d’environ trois ans (Maddy) et quelques affaires rudimentaires. Ne pouvant pas compter sur sa famille ou sa belle-famille, toutes deux défaillantes, les premières nuits sont à la belle étoile jusqu’à ce qu’elles trouvent une place dans un foyer d’accueil pour femmes battues.

Une fois installée, Alex s’affaire à remplir de nombreux formulaires administratifs pour trouver une crèche, une école, un logement plus durable, un emploi (MAID signifie “femme de ménage” en anglais), obtenir des aides sociales afin de retrouver son indépendance et d’offrir à Maddy une bonne éducation. Faisant face à tous ces obstacles, Alex devra aussi se battre pour obtenir la garde de sa fille que Sean réclame à grands frais d’avocat. On se demande donc comment cette jeune femme va s’en sortir…

Vous l’aurez compris, MAID aborde finement le fonctionnement de la violence et expose les différents combats que doivent mener les victimes pour s’en sortir. Et c’est en ça que cette série est intéressante !

mini série maid sur netflix

MAID, POINT DE VUE PSY

Sans forcément suivre le rythme des épisodes, on va essayer de décortiquer un peu l’histoire que nous propose NETFLIX ! Pour une fois qu’une série aborde la précarité dont doivent faire face les victimes et les violences conjugales sous ses multiples formes (autres que physiques), MAID mérite un article sur le blog.

1, l’enfance d’Alex, entre maltraitance et parentification

Pour commencer ce “décorticage”, il me paraît essentiel de commencer par le commencement ! À savoir, l’enfance de la protagoniste.

Cette facette de son histoire n’est pas vraiment développée dans les premiers épisodes, mais nous comprenons au fur et à mesure qu’elle a grandi dans un climat de violence familiale, témoin malheureuse des coups de son père alcoolique sur sa mère. Lors des explosions de violence, c’est dans les placards de la cuisine qu’elle se réfugie pour échapper à l’horreur de la scène. À 6 ans, la mère d’Alex mettra fin à la situation de violence en s’enfuyant avec elle en Alaska. Malheureusement, ce nouveau départ ne rend pas forcément les choses plus simples pour la jeune enfant. Alex devra se confronter à la personnalité instable de sa mère (qui souffre de troubles bipolaires, non traités) et devra sans cesse veiller sur elle pour la protéger d’elle-même ou de ses conjoints malveillants.

Bon, dès sa naissance, Alex ne partait pas avec toutes les chances de son côté ! La maltraitance et la parentification ne sont pas les meilleurs terreaux pour faire pousser des enfants…

Maltraitance:

Trop de personnes l’ignorent encore, mais un enfant témoin de violence conjugale (témoin visuel ou même auditif) subit lui aussi, indirectement, de la violence. Dans ce contexte, on parle de maltraitance et c’est bien évidemment illégal. Ainsi, même si l’enfant ne subit pas directement des coups ou des insultes de la part d’un.e agresseur, le fait être témoin d’une scène violente l’affecte tout autant et le place en victime.

Cette maltraitance indirecte n’est pas sans conséquence pour un enfant. Des études ont montré qu’un contexte aussi insécure pouvait favoriser un retard au niveau de son développement, augmenter le risque de maladies chroniques, des difficultés scolaires et/ou émotionnelles, des troubles de l’attention et de la concentration ou encore des problèmes relationnels.

De plus, le fait de grandir dans un milieu maltraitant au quotidien favorise la banalisation de la violence. La violence devient donc un élément minimisé, presque normal. Les conséquences tragiques de cet apprentissage biaisé sont que l’enfant subisse par la suite de la violence lui-même de la part de son entourage (ne sachant pas l’identifier et s’en protéger) ou qu’il devienne agresseur (car la violence est normale). L’enfant peut donc reproduire à l’avenir les comportements de l’agresseur ou de la victime. Et malheureusement, Alex n’y échappe pas…


Mineur.es, si vous subissez de la maltraitance ou que vous connaissez quelqu’un en danger, contactez le 119.


Parentification:

Autre phénomène dont on ne parle pas assez, la parentification. Et ça, Alex, elle connaît ! Depuis toute petite, elle assume des responsabilités qui ne sont pas de son âge dans le but de prendre soin de sa mère. Elle devient donc par la force des choses “la mère de sa mère” et troque sa place d’enfant pour un rôle parental. En gros, l’enfant parentifié va donc surveiller son parent, veiller sur lui, l’aider, le soutenir, faire des choses à sa place, être son confident, être le soignant, etc.

Ce phénomène se retrouve particulièrement chez des enfants témoins de violence (il s’interpose lors de bagarre pour protéger l’un des parents) ou ayant un/deux parents malades (il veille à la sécurité de leur parent en surveillant les consommations d’alcool par exemple ou les fréquentations, la santé, etc.). Là aussi, le fait d’être parentifié n’est pas sans conséquences pour le développement, la construction d’un enfant et ses expériences à venir.

Bien que la violence conjugale puisse toucher absolument tout le monde et sévir dans tous les milieux, on peut tout de même faire l’hypothèse que l’exposition à la violence très jeune ainsi que son rôle d’enfant parentifié a influencé la vie sentimentale d’Alex et ses choix amoureux. En apprenant que la violence, les rapports de domination ou le fait de se positionner en soignante sont acceptables dans les relations, elle a plus de risque de reproduire ce qu’elle a vécu dans ses futures relations amoureuses. Notre hypothèse va-t-elle se vérifier ?

maltraitance violence

2, sa vie de couple et le fonctionnement de la violence

Concernant maintenant sa vie de couple, il me semble qu’Alex rencontre Sean sur son lieu de travail, dans un bar. La série offre assez peu de détails sur le début de cette romance, mais nous pouvons faire l’hypothèse que la jeune femme s’installe très vite chez lui, dans son mobil-home. Le spectateur y aperçoit des scènes de vie joyeuses, de la complicité et où chacun évoque ses projets d’avenir. Lui souhaite voyager en vélo, elle partir étudier la littérature à l’université. Cependant, Alex tombe très vite enceinte par accident et le couple doit s’adapter. Les premières crises (du moins à l’écran) surviennent…

La violence conjugale :

Comme spécifié un peu plus haut, la série nous donne peu d’éléments de compréhension sur leur début de vie de couple et de son déroulé. Nous sommes en revanche témoins de nombreuses scènes de violence, de tentative de domination, d’emprise, mais sans vraiment savoir comment tout ceci s’est installé. Je comprends le choix des réalisateurs, développer ce versant aurait sûrement pris trop de temps pour une “minisérie” ! Je vais donc aborder ici le fonctionnement de la violence conjugale de manière généraliste.

Dans un premier temps, on peut donc dire qu’il n’est pas rare que les premières violences débutent lors d’une grossesse. En effet, cela s’explique par le fait que l’enfant en devenir (le foetus) fait “tiers” dans une relation fusionnelle (où l’un des partenaires demande l’attention à 100% de l’autre) et qu’il devient par la même occasion une menace pour l’équilibre du couple. Généralement, c’est à partir du 3ème mois (quand la grossesse devient un élément concret et qu’elle est investie par la future maman) que les violences s’installent. Angoissé par la situation, l’autre partenaire commence à mettre en place des comportements hostiles envers le foetus (ex: coups dans le ventre) ou envers sa femme (ex: insultes, surveillance, demande de rapports sexuels fréquents, etc.).

Dans le cas de MAID, nous avons plutôt la sensation que l’arrivée de cet enfant vient mettre à mal la réalisation de projets importants et que cela est complètement insupportable pour Sean. De plus, à travers certains discours de la belle-mère d’Alex, nous comprenons que son ex-compagnon avait lui aussi un père alcoolique et violent. Ainsi, enfance compliquée, immaturité affective, frustration, dépression, alcool, voilà de bons ingrédients pour se laisser envahir par des pulsions agressives et laisser place à la violence.


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Le départ:

Ensuite, on peut dire que c’est généralement quand les violences se dirigent vers les enfants ou qu’on peut constater l’impact qu’elles ont sur eux que les victimes actent un premier départ. En effet, bien que le parent victime ait parfois du mal à se protéger lui-même des violences (du fait de comportements subis appris, de la banalisation de la violence, de son seuil de tolérance toujours plus élevé, de l’emprise), il essayera de protéger tant bien que mal son enfant et de réfléchir à un départ. Et c’est bien pour protéger Maddy de la situation qu’Alex quitte son foyer et son compagnon en pleine nuit.

Je dis ici “premier départ” car il faut bien souvent plusieurs “aller-retour” avant de partir pour de bon (en moyenne, 7). Ces nombreux départs sont utiles pour essayer de regagner en autonomie, reprendre confiance en ces capacités à se débrouiller seul.e, voir si le partenaire change pour de bon, se détacher de l’emprise petit à petit. Car rappelons-le, le partenaire agresseur va tout faire pour que la victime revienne au domicile et lui promettra monde et merveilles ! Lorsque la victime retourne au foyer, le couple traversera une “lune de miel” (une accalmie pleine d’espoir). Mais progressivement, les explosions de violences reprendront et souvent bien plus violentes que d’ordinaire. C’est ce qu’on appelle le cycle de la violence: tension, explosion, lune de miel, et ainsi de suite. Et cela sera le cas pour Alex qui retournera chez un Sean sobre, plein de bonne volonté, mais qui verra progressivement la situation se dégrader de manière dramatique. Elle actera alors un nouveau départ, le dernier.

Pour conclure cette partie, on peut constater qu’Alex reproduit malgré elle un schéma familial puisqu’elle se retrouve dans la même situation que sa mère. Ainsi, notre hypothèse de départ qui était que le vécu d’Alex (victime de maltraitance, parentification, emprise) pouvait influencer ses choix amoureux se vérifie.

violence conjugale emprise

3, la reconstruction:

Cependant, bien qu’Alex ait reproduit un schéma familial dysfonctionnant, elle tente de reprendre le contrôle des événements ! Elle cherche à sortir de ce fonctionnement et donc acte des départs. Ces départs sont des étapes importantes durant lesquelles il se passe plein de choses, mais c’est aussi durant cette période que le risque et le danger sont les plus présents . En effet, les statistiques montrent qu’il y a des passages à l’acte plus violent que d’habitude (homicide) la première année qui suit une séparation. Autant vous dire que je serrais les fesses à chaque départ d’Alex et quand elle revoyait son ex !

Se reconnaître en tant que victime:

Bien que le départ soit un élément clé pour entamer sa reconstruction, se reconnaître en tant que victime l’est tout autant. Pour beaucoup de personnes, ce processus n’est pas évident, et ce pour plusieurs raisons: soit parce que le vécu ne correspond pas à ce qu’on s’imagine des violences conjugales, soit parce que la violence est quelque chose de banalisé, d’appris, de normalisé par exemple.

Du côté d’Alex, on voit qu’elle peine à se sentir légitime en tant que victime et à accepter d’être à sa place dans le foyer parce qu’elle n’a pas subi de “violence physique directe”, contrairement à sa mère ou à d’autres résidentes. Cependant, grâce aux échanges avec des professionnels ou d’autres femmes battues, elle va progressivement apprendre que la violence conjugale prend plusieurs formes.

  • La violence verbale, celle qui peut s’entendre : injures, paroles insultantes, moqueries, hurlements, tons de voix menaçants…
  • La violence psychologique, la plus insidieuse : insultes, humiliations, dénigrement, ignorance, critiques, chantage affectif, harcèlement, menaces, isolement … qui engendrent notamment un sentiment d’incompétence / de nullité.
  • La violence physique, celle qui laisse des traces : coups répétés, bousculades, gifles, destruction de biens matériels, torture, séquestration, privation de nourriture et/ou de sommeil, étranglement, griffures, brûlures… allant jusqu’à la tentative de meurtre ou l’esclavagisme.
  • La violence économique ou administrative : contrôle des dépenses, confiscation de moyen de paiement, ouverture du courrier qui ne lui est pas destiné, destruction de papier administratif, contrôle des comptes bancaires, interdiction de travailler…
  • La violence sexuelle, la plus taboue : viols conjugaux (que se soit des relations sexuelles imposées donc sans consentement ou des rapports acceptés sous contrainte / menace / pression (comme “le devoir conjugal”) ou pour calmer la violence de son partenaire), agressions sexuelles, prostitution, avortement.

Généralement, les violences s’installent petit à petit, de manière très subtile (parfois sous couvert de bienveillance, de protection) et gagne en intensité avec le temps. Parmi les différentes scènes de violences décrites dans la minisérie, on constate qu’il y a de l’intimidation (des ordres, ton menaçant, jeter des objets à travers la pièce), du contrôle (il lui retire sa voiture, la prive de téléphone pour faire des économies, ne la soutient pas dans sa démarche de recherche d’emploi, souhaite qu’elle élève sa fille et l’isole, etc), une recherche d’une privation d’autonomie et d’installation de dépendance matérielle, etc. Alors certes, Alex ne vit pas de violence physique (à proprement parler) mais elle vit de la violence verbale, psychologique, économique et c’est tout autant gravissime.

Ce travail de reconnaissance, d’acceptation de place de victime sera nécessaire pour se reconstruire par la suite. Accepter ce qu’il s’est passé, le comprendre donnera sur le long terme à Alex des clés pour ne plus reproduire ce fameux schéma. Sur le court terme, le fait de se reconnaître en tant que victime va lui permettre de faire émerger de la colère. Ce sentiment va lui donner de l’envie de se défendre, de se protéger et surtout, de se sentir légitime de le faire. Cette colère lui donnera l’énergie de se battre pour elle ou pour sa fille.


Si vous vivez de la violence, contactez le 3919.


La garde des enfants:

Comme dit plus haut, se reconnaître en tant que victime va permettre à Alex de se sentir légitime d’entreprendre des démarches et notamment celle de protéger sa fille en demandant la garde exclusive. Et cette étape est un vrai combat !

Cette étape est une lutte dans le sens où il est valorisé par la société de permettre à l’enfant de voir son père et sa mère. Que cette garde partagée serait importante pour sa construction et son équilibre. Il est donc difficile pour une victime de violence de se sentir légitime dans sa demande de garde exclusive. Bien souvent, elle ne trouve pas de soutien et trouve au contraire, de la culpabilité. Et ça, la belle-famille d’Alex s’y donne à coeur joie ! Comment priver une fillette de son père aimant ? Alex se voit donc attribuer le rôle de bourreau de sa fille et celui de son ex. Un renversement de situation qui nécessite d’avoir les reins solides pour encaisser et ne pas douter.

Généralement, il peut se “jouer” plusieurs choses autour d’une demande de garde. En voici deux exemples:

  • Une volonté de retenir la séparation conjugale. Dans quelques situations, le partenaire violent réclame la garde de l’enfant non pas pour l’enfant lui même mais pour faire chier la victime. Faire traîner la procédure, user la victime par mille convocations au tribunal, la faire culpabiliser en soulignant que l’enfant sera malheureux, se présenter comme un bon parent, etc. Toutes ces stratégies de maintien d’emprise auront pour but de faire revenir la victime au foyer.
  • Dans d’autres cas, il peut s’agir d’un déni des violences. Le partenaire violent réclame donc la garde de son enfant, pensant bien faire. Cependant, pour certains professionnels, il est difficile d’être à la fois “un mauvais mari et un bon père” (ou “une mauvaise épouse et une bonne mère”), de dissocier nettement les deux rôles. En effet, ils partent du postulat que les personnes violentes présentent une certaine immaturité affective, une allergie à la frustration et une difficulté à contenir leurs émotions de manière générale. De ce fait, même si la victime part du domicile, le parent agresseur sera probablement en difficulté dans son rôle de parent et pourra malheureusement reproduire des comportements hostiles sur l’enfant. Éduquer un enfant nécessite de la patience, du temps, de la compréhension, de contenir l’émotion qu’il éprouve, etc. Et quand on est soit même en difficulté pour gérer ça, l’enfant fait miroir et c’est insupportable. Des violences peuvent alors apparaître… C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles Sean renonce à la garde de Maddy à la fin de la série. Il a bien senti que seul, il était trop en difficulté et qu’il pouvait être un danger pour sa fille.

Globalement, on peut donc dire que partager la garde d’un enfant est donc préconisée dès lors qu’il n’y a pas de violence. S’il y en a, il vaut mieux que l’enfant soit en sécurité, qu’il voit l’autre parent sur des temps courts (et médiatisés si nécessaire).

garde des enfants

CONCLUSION DE MAID

Bon, de vous à moi, autant vous dire que cette série a fait écho à mon expérience chez Solidarité Femmes (3919) il y a de ça quelques années maintenant ! Et malheureusement, les 3000 mots de l’article n’auront pas suffi pour faire le tour de la série et de ce qu’elle aborde tant il y a de choses à développer ! Mais pour votre santé mentale et oculaire, on va s’arrêter là.

Pour faire bref (pour changer), je ne peux que vous recommander cette minisérie qui se dévore en quelques heures ! Elle fait d’ailleurs un carton sur la plateforme. MAID met en lumière le mental d’Alex, les difficultés qu’elle rencontre, ses petites victoires, son humour, sa reconstruction ou encore sa résilience. Tout ceci est très inspirant et donne matière à la réflexion. Bien que le thème puisse effrayer si on cherche davantage une série détente, le ton des épisodes se veut plutôt léger et parfois drôle.

Maintenant, fini le monologue ! Et vous, vous en avez pensé quoi ?


Hey ! Je suis aussi sur Instagram

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Et ben il s’y passe aussi des trucs cools. Et comme je suis une une bloggeuse cool, j’ai un compte Instagram 😎

Vous n’y verrez pas mes fesses potelée sur une plage aux Maldives, mais des conseils, décryptages de l’actu psycho, infos pratiques, coups de gueule… (et, j’avoue, peut-être mon chat une fois de temps en temps 😏 )

Alors, n’hésitez pas à y faire un tour et à vous abonner si le cœur vous en dit !

6 Comments

  1. Zaynab

    J’ai regardé cette série en un jour et j’ai adoré ! J’ai alterné pendant plusieurs heures entre tension et détente, peur et soulagement, rire et larmes (sujet sensible oblige). Malgré sa courte durée et l’absence de détails sur le début de la relation et l’installation de la violence, j’ai trouvé que la série abordait énormément de choses sur le sujet !
    En service civique dans une asso d’aide aux victimes, on voit bien que les nombreux aller-retour dont vous avez parlé sont une réalité pour la plupart des victimes de violence conjugales, malheureusement l’entourage et les professionnels qu’elles rencontrent tout au long de leur parcours ne sont pas assez formés ou sensibilisés sur le sujet, et ont tendance à être exaspérés et à considérer que la victime n’a pas envie d’être aidée, que si elle y retourne c’est que ça lui va quand même…
    Ce qui m’a marqué aussi dans la série c’est que pendant des années Alex n’avait pas le souvenir d’avoir été témoin/victime des violences au sein du couple parental… (amnésie traumatique ou simple oubli ?)
    En tout cas, bon retour ! Vos articles m’ont manqués 🙂 (sorry pour le pavé)

    • Line Mourey

      Bonjour !

      J’adore les pavés, l’échange est d’autant plus constructif !

      Vous avez absoluement raison, l’entourage (qu’il soit professionnel, amical, personel, etc) a bien du mal à comprendre l’enjeu de ces allers retours pour la victime. Pour les plus proches, c’est usant de s’inquièter, de porter la personne, de s’impliquer émotionnellement, de ressentir de l’impuissance. Bien souvent, l’entourage baisse les bras. Les agents de police deviennent parfois de moins en moins compréhensifs, etc.
      Quand je travaillais pour une association d’aide aux victimes de violence conjugale, une partie du travail de l’équipe était de proposer et d’animer des formations pour les gendarmes et policiers, justement pour les sensibiliser. C’était très riche et j’espère que les choses bougeront !

      La série mettait en lumière tellement d’éléments que j’ai complèrement zappé d’aborder l’amnésie d’Alex, vous avez totalement raison de le souligner ! Je ne suis pas la plus spécialisée en clinique du trauma mais l’amnésie traumatique est une hypothèse sérieuse oui, combinée à la banalisation de la violence.

      Merci en tout cas pour cet échange et votre accueil ! 🙂

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